Panneau B40 – Fin de piste ou bande cyclable obligatoire
Art.nr. .17571
Art.nr. .17571
Le panneau B40 est installé à l’endroit où prend fin l’obligation imposée auparavant par un panneau B22a. À partir de ce point, les cyclistes ne sont donc plus soumis à l’obligation d’emprunter la piste ou la bande cyclable concernée. La réglementation française le classe parmi les panneaux de fin d’obligation.
Son graphisme reprend celui de la piste cyclable obligatoire — fond bleu et pictogramme blanc représentant un cycle — auquel s’ajoute une barre diagonale rouge qui matérialise la fin de la prescription. Fabriqué en aluminium avec couvre-chant périphérique, il est destiné à la signalisation routière permanente en France et disponible avec un film rétroréfléchissant de classe 1 ou classe 3.
C’est la nuance essentielle de cette référence. Le B40 indique avant tout que la prescription instaurée par le B22a cesse de s’appliquer. Il ne faut donc pas interpréter automatiquement son pictogramme barré comme signifiant que tout itinéraire cyclable disparaît à cet endroit.
Une piste peut effectivement se terminer et réintégrer la circulation générale. Mais l’organisation retenue peut également évoluer vers un autre régime de circulation. Ce qui compte avec le B40, c’est que le caractère obligatoire de la piste ou de la bande prend fin. La réglementation française identifie précisément le couple B22a/B40 comme le début et la fin d’un aménagement cyclable à usage obligatoire.
Cette distinction est particulièrement utile lors d’une modification d’aménagement : avant de poser le panneau, il faut déterminer ce que devient réellement le parcours des cyclistes après ce point.
Une piste peut cesser d’être obligatoire tout en restant aménagée et réservée aux cycles.
Dans ce cas, le B40 clôt la prescription du B22a, tandis que le C113 correspond au régime d’une piste ou bande cyclable conseillée et réservée. Le C114 remplit ensuite la fonction inverse en marquant la fin de cette réglementation conseillée.
Cette succession permet de faire comprendre une évolution réelle du statut de l’aménagement plutôt que de laisser croire que toute infrastructure cyclable s’arrête brutalement.
Leur apparence barrée peut facilement conduire à les rapprocher, mais ils mettent fin à deux régimes différents.
Le B40 termine une piste ou bande dont l’usage était obligatoire pour les cycles en raison d’un B22a.
Le C114 met fin à une piste ou bande cyclable qui était conseillée et réservée, signalée par un C113. La réglementation précise d’ailleurs expressément que le C114 met fin à la réglementation instaurée par le C113.
La question à poser avant de sélectionner le panneau est donc simple : quel panneau réglementait l’aménagement en amont ? S’il s’agissait d’un B22a, sa fin correspond au B40.
La fin de l’obligation ne règle pas à elle seule la manière dont le cycliste rejoint la suite de son itinéraire. À proximité du B40, la géométrie de la chaussée et la signalisation horizontale doivent permettre de comprendre sans hésitation où poursuivre.
Des marquages routiers peuvent contribuer à matérialiser la continuité d’un itinéraire cyclable, une zone de réinsertion ou le positionnement attendu des différents usagers lorsque la configuration nécessite une information au sol. Les recommandations techniques relatives aux aménagements cyclables associent d’ailleurs signalisation verticale et marquage pour assurer une lecture cohérente de la bande ou de la piste.
L’objectif n’est pas de répéter le message du B40, mais de faire en sorte que la transition entre l’aménagement cyclable et ce qui vient après reste immédiatement lisible.
La diagonale rouge du B40 ne signifie pas « cycles interdits ». Elle indique uniquement que l’obligation représentée par le pictogramme prend fin.
C’est un point important sur les parkings, sites industriels ou voies privées, où un pictogramme vélo barré pourrait parfois être utilisé librement pour transmettre un tout autre message. Lorsqu’il s’agit de créer une consigne interne ou une signalétique non réglementaire, des panneaux vierges constituent une base plus appropriée pour réaliser un visuel sur mesure sans reprendre abusivement la signification du B40.
Sur la voie publique, son graphisme doit au contraire rester conforme à la signalisation réglementaire : fond bleu, pictogramme blanc et barre diagonale rouge. Les signaux français de fin d’obligation suivent précisément cette construction graphique.
La pertinence du panneau dépend beaucoup de son emplacement. S’il est posé trop tôt, l’obligation paraît prendre fin alors que l’aménagement obligatoire continue encore. S’il apparaît trop tard, le cycliste peut déjà avoir atteint une zone où sa trajectoire doit évoluer sans avoir reçu l’information correspondante.
Le B40 doit donc accompagner le véritable changement de régime de la piste ou de la bande cyclable. Cette cohérence entre l’aménagement physique, le marquage et la signalisation verticale est particulièrement importante lorsqu’une piste se termine à proximité d’un carrefour, rejoint la chaussée générale ou se poursuit sous une forme différente.
Le panneau B40 est ainsi moins un simple « panneau de fin de piste » qu’un marqueur réglementaire de fin d’obligation, directement associé au B22a qui l’a précédé.
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