Panneau A2b – Ralentisseur de type dos-d’âne
Art.nr. .17913
Art.nr. .17913
Le panneau A2b annonce la présence prochaine d’un ralentisseur de type dos-d’âne. Il prévient le conducteur qu’une surélévation volontaire de la chaussée a été aménagée afin de modérer la vitesse et qu’il doit adapter son allure avant de l’atteindre.
Contrairement au panneau A2a, qui signale un cassis ou un dos-d’âne accentué présentant un danger, l’A2b correspond à un aménagement de voirie spécifiquement conçu comme ralentisseur. Cette distinction est essentielle pour choisir la bonne signalisation.
C’est ce qui différencie fondamentalement l’A2b de l’A2a.
Le ralentisseur annoncé par l’A2b n’est pas une déformation accidentelle ou naturelle de la chaussée. Il s’agit d’un aménagement créé volontairement pour modifier le comportement des conducteurs et réduire leur vitesse.
Le panneau doit donc être compris comme l’annonce d’un dispositif de modération de la circulation.
Pour les collectivités, entreprises ou gestionnaires qui souhaitent équiper physiquement une voie, différents ralentisseurs permettent de répondre à des projets distincts selon le contexte et les contraintes d’implantation.
Un ralentisseur n’est efficace que si le conducteur dispose du temps nécessaire pour comprendre sa présence et adapter son allure.
C’est pourquoi l’A2b constitue une signalisation avancée.
Hors zone 30 ou zone de rencontre, il est complété par un panneau B14 limitant la vitesse à 30km/h. L’ensemble est implanté entre 10 et 50m avant le panneau C27, qui indique la position du ralentisseur.
La lecture devient donc progressive :
le conducteur rencontre d’abord A2b + B14, comprend qu’un ralentisseur approche et réduit sa vitesse ;
puis C27 confirme l’emplacement de la surélévation.
Cette organisation évite de découvrir le ralentisseur au dernier moment.
Les deux panneaux peuvent concerner exactement le même aménagement, mais ils ne sont pas interchangeables.
Autrement dit, l’un prépare le conducteur et l’autre lui indique où se trouve précisément l’aménagement.
C’est une différence importante lors de la conception d’une signalisation : installer seulement le panneau qui montre un ralentisseur ne signifie pas automatiquement que l’ensemble du dispositif réglementaire est complet.
Dans une zone 30 ou une zone de rencontre, la signalisation avancée par A2b n’est pas obligatoire dans les mêmes conditions.
Cela s’explique par le contexte général de circulation : la vitesse y est déjà encadrée et l’aménagement s’inscrit dans un environnement conçu pour une circulation apaisée.
Il ne faut donc pas appliquer mécaniquement le même schéma de signalisation à chaque ralentisseur, quel que soit son emplacement.
La présence de l’A2b dépend du contexte réglementaire de la voie et de la manière dont le ralentisseur s’intègre dans l’aménagement général.
Lorsqu’une voie comporte plusieurs surélévations successives, la réglementation prévoit une approche plus lisible.
Seule la première fait l’objet de la signalisation avancée classique. Le panneau A2b est alors complété par un panonceau M2, qui précise l’étendue de la zone concernée.
Le conducteur comprend ainsi qu’il ne s’agit pas d’un ralentisseur isolé, mais d’une séquence qui va se prolonger.
Cette solution évite une accumulation de panneaux identiques tout en donnant une information plus utile : la modération de vitesse concerne toute une portion de voie.
Un ralentisseur de type dos-d’âne ne repose pas uniquement sur la signalisation verticale.
La réglementation prévoit également un marquage constitué de trois triangles blancs disposés sur le ralentisseur dans l’axe de chaque voie, les pointes étant orientées dans le sens de circulation. Ce marquage n’est pas obligatoire dans les zones 30.
Plus largement, barrières de sécurités ou des marquages au sol peuvent intervenir dans certains projets pour structurer les flux, renforcer la lisibilité d’un aménagement ou protéger une zone particulière.
Leur fonction doit toutefois rester distincte de celle de l’A2b : le panneau annonce le ralentisseur ; le marquage et les autres équipements organisent ou rendent plus lisible l’espace autour de lui.
Un aménagement destiné à réduire la vitesse doit rester compréhensible pour l’usager.
Si le ralentisseur est peu visible, mal annoncé ou perçu trop tard, il risque d’entraîner des freinages brusques au lieu d’obtenir une décélération progressive.
La cohérence entre le panneau A2b, la limitation à 30km/h lorsqu’elle est requise, le C27 et le marquage au sol joue donc un rôle essentiel.
L’objectif n’est pas de surprendre le conducteur, mais de l’amener à réduire sa vitesse avant le franchissement.
L’A2b avertit de la présence physique d’un aménagement.
Un radar pédagogique agit différemment : il affiche la vitesse pratiquée afin d’inciter le conducteur à prendre conscience de son allure avant d’arriver dans une zone sensible.
Dans certains projets de modération de la circulation, ces deux approches peuvent être complémentaires :
Cette combinaison doit évidemment rester adaptée à la configuration réelle de la voie et aux règles applicables.
La meilleure façon d’éviter une erreur est de partir de la nature de ce qui se trouve sur la chaussée.
La ressemblance visuelle entre les deux situations ne doit pas conduire à utiliser les panneaux indistinctement.
L’A2b possède une fonction réglementaire précise : annoncer un ralentisseur de type dos-d’âne aménagé sur la chaussée et permettre au conducteur d’en anticiper le franchissement.
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